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Système Arcadie, Secteur spatial de l'Impérium

L’impression 3D, la solution pour lutter contre l’obsolescence industrielle ?

10 Mai 2021 , Rédigé par Droopy Publié dans #3D, #divers

Actuellement, la robotisation et l’Intelligence industrielle sont considérées comme les solutions « miracles » qui vont permettre de réindustrialiser notre territoire. Toutefois, si ces solutions techniques ont de nombreux avantages à faire jouer, elles sont souvent difficiles à amortir et leur adaptation est tout simplement hors de portée de nombreux petits industriels. Ces derniers, ont d’ailleurs souvent d’autres soucis en tête. Ils cherchent simplement comment maintenir leurs outils industriels en état de fonctionner. Comme tout objet technique, l’obsolescence de ces outils est parfois programmée (électronique, informatique ou logicielle), mais peu être lié à son usure normale. Le remplacement de tels outils devient alors vite problématique quand ils ne sont plus produits, ou même quand le fabricant de la machine outil n’existe plus.

Quelques entreprises, comme 4D pioneers, se spécialise dans cette niche. Tout d’abord le besoin est local et ponctuel. La pièce ou l’équipement produit doit être spécialement adapté et produit pour le besoin. Ce qui implique non seulement de produire un objet, mais que cet objet doit avoir des caractéristiques physiques, mécaniques, chimiques et parfois même biologiques précises. Une telle production en peut se faire qu’avec des laboratoires de recherche et des acteurs académiques comme l’école nationale supérieure d’arts et de métiers.

Le remplacement d’une pièce par une nouvelle n’est pas la seule possibilité. Certaines entreprises peuvent choisir de récupérer un équipement précis d’une machine outils pour la réutiliser dans une nouvelle machine. Dans un tel cas, la machine va répondre à des besoins spécifiques de l’entreprise. Le « fait main » d’une telle production implique une étude précise… qui peut être reconduite sur une petite série. Dans ce cas, il va falloir l’entreprise gérer les droits intellectuels… ce qui c’est révélé le point faible de nos entreprises et de nos acteurs académiques. Il est d’ailleurs surprenant que de nombreuses start up pense à se lier à des laboratoires académiques de recherche… et non à des facultés de droits qui pourraient fournir le soutien nécessaire et suffisant dans ce domaine précis.

A l’heure actuelle, l’impression la plus utilisée est l’impression additive. Toutefois, cela n’est pas limité au PLA que j’utilise, cela va de la stéréolithographie (SLA) à la fusion métallique sur lit de poudre (SLM), en passant par le dépôt de fil fondu (FDM) et l’impression par dépôt de liant (Binder Jetting). Malgré toutes les qualités de ces machines, leur principal défaut est leur manque de précision. Les retouches pour répondre aux besoins industriels impliquent des délais et des coûts qui en limitent l’intérêt. Toutefois, le potentiel est là… et l’évolution technologique de l’impression 3D devrait offrir des opportunités réelles à de nombreux industriels en France.

 

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