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Système Arcadie, Secteur spatial de l'Impérium

Les cosaques français de l’ère Steam Punk.

4 Février 2025 , Rédigé par Droopy Publié dans #steam punk

 

Dans l’imaginaire Steam Punk, les cosaques sont des troupes redoutables. Fidèles au Tsar, ces troupes suscitent la terreur en Europe. Par bien des côtés, on peut faire le parallèle entre les vikings du moyen âge et les cosaques du XIXe siècles : des combattants féroces, sans aucune pitié ! Ce qu’on ignore c’est que de nombreux cosaques … ont été français !

 

L’Europe découvre les cosaques lorsqu’ils combattent la Grande Armée de Napoléon. En 1812, 400 000 soldats envahissent l’Empire Russe. Seuls 80 000 soldats reviendront. Mais l’Empire russe se retrouve avec 200 000 prisonniers (dont 4 000 officiers ) à la fin de la campagne. L’Empire est incapable de nourrir autant d’hommes. D’un autre côté, il est hors de question de les libérer. Cela redonnerait à Napoléon 1er de nouvelles troupes !

Faute de solutions, ces hommes sont envoyés vers l’Est de l’Empire. Cette partie n’a pas été ravagée par les combats. Cela permettra de nourrir plus facilement ces prisonniers… et d’éviter des ennuis avec la population. Le voyage sera infernal pour ces hommes. On est en hivers, et ils sont équipés d’uniformes d’état. Froid, sous alimentation, épidémie vont transformer la route en un gigantesque cimetière. Les prisonniers vont être dispersés dans les provinces éloignées de l’Empire. les officiers sont hébergés par la noblesse locale, les troupes vivent avec les paysans et travaillent avec eux pour vivre. Représentant une civilation jugée « exotique », mais raffinée. De nombreux prisonniers trouvent des postes d’enseignants (pour les enfants nobles ) ou d’artisans.

En 1814, la guerre est terminée et les prisonniers peuvent rentrer chez eux. En France. Mais 60 000 vont choisir de rester en Russie et y feront souche.

Parmi ces derniers, 1 700 arrivent dans la province d’Orenbourg (à la frontière avec le Kazakhstan moderne). Dans un endroit aussi reculé et aussi inhospitalière (2 000 km par rapport à la frontière européenne de l’Europe!), la surveillance est inutile. Les prisonniers travaillent avec la population qui les accepte. Ils apprennent la langue, change parfois de religion, ouvre des commerces dont un « Café de Paris » dans la ville de Birsk ou des manufactures.

Mais, à la surprise des Russes, certains vont demander à entrer dans les troupes cosaques ! Les compétences guerrières des Français étant reconnues, ces hommes vont devenir des cosaques. On estime qu’il y aurait eu entre 50 et 100 cosaques français. Ils feront souche et leur descendant serviront fidèlement le Tsar. Ainsi les petits enfants de l’officier Jean Gendre s’appelleront « Gendrov ». Mais le destin le plus extraordinaire est sans doute celui de la famille de Désiré d’Andeville. Ce cosaque français va se faire une réelle réputation. Son fils, Viktor, finira général après s’être distingué lors de la guerre russo-turque de 1877-78.

 

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