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Système Arcadie, Secteur spatial de l'Impérium

Que mange t on dans un monde Steam punk

18 Décembre 2025 , Rédigé par Droopy Publié dans #steam punk

Il est amusant de constater que dans tous les livres, dans toutes les fictions sur le Steam punk. On parle de beaucoup de chose, mais pas de ce qu’on y boit et on y mange. Si, dans les campagnes on y mange ce qu’on y a toujours mangé (féculents, fruits, légumes… et un peu de viande ). On s’aperçoit vite que la nourriture et les boissons sont tout sauf hygiéniques.

La concentration d’une population ouvrière, nombreuse, mais n’ayant que peu de moyen, va devoir se contenter de restes. Pire, on va trafiquer la nourriture pour augmenter les marges. Grosso-modo, si les classes les plus aisées mangent très bien voire avec excès (mais à cette époque, être gros est signe d’aisance et est particulièrement à la mode!), les personnes les plus pauvres ont accès à une nourriture malsaine, voire carrément et sciemment empoisonnée !

La farine pour le pain, aliment principal en Europe, est souvent coupée avec de la sciure, de la fécule voir d’autres substances souvent toxiques. Le sel, qui est indispensable pour la conservation des aliments et lui mélangé avec du plâtre… ou même de l’arsenic ! Si on se plaint actuellement des conservateurs dans les aliments, il faut se rappeler qu’au moins, il ne s’agit pas de poison ! Or ces trafics provoquent de nombreuses morts surtout parmi les populations les plus fragiles (enfants, personnes âgées ). De manière ironique, la population la plus pauvre a ainsi la nourriture la plus toxique, ce qui la rend particulièrement fragile. Cette fragilité va permettre à de nombreuses épidémies de se propager … et de toucher les empoisonneurs.

Lorsque la nourriture n’est pas empoisonnée. Il n’est pas rare de donner aux plus pauvres les rebuts. Cette revente des invendues est en théorie contrôlée à Paris. Cela permet d’avoir des rebuts, mais pas trop avariés et dont le prix est fixé pour éviter tout trafic… du moins en théorie. Là encore, les ajouts de viande avariée, ou pire, sont tellement communs que cette viande à un nom : le bijou !

Il faut noter que le poisson subit les mêmes trafics, mais pour le poisson trafiqué (ajoute de tête de poisson écrasée… ) on se contente de lui donner un autre nom : l’Arlequin (ou Arlos ). La population la plus pauvre de Paris va se contenter de cette nourriture immonde… lorsqu’elle ne trouve rien dans les poubelles des restaurants.

Pourtant, petit à petit, la situation va s’arranger. Les forces de police saisissent la nourriture lorsqu’elle est impropre à la consommation. Des statistiques et des services sanitaires imposent le contrôle de la viande en particulier et de la nourriture en général. En France, cette motivation n’est pas motivée par l’amour du genre humain. Mais par des besoins militaires : il faut des hommes en bonne santé pour prendre sa revanche sur les prussiens après 1871! Ce besoin est d’autant plus vital que les Prussiens ont pour volonté affichée d’envahir la France à l’Ouest pour s’étendre à l’Est ensuite … Ce Pangermanisme fait passer la volonté de reprendre l’Alsace et la Lorraine de la IIIe république pour un caprice de petit joueur !

Cette tension permanente, se retrouve dans la dénomination du cochon. A l’époque on appele un cochon « Monsieur », « Camarade » ou au pire « Mon mignon ». On va manger l’animal, mais on le respecte. Après 1871… on l’appelle « Bismarck », du nom du Chancellier prussien qui faillit détruire notre pays… Une petite revanche sans grande conséquence, mais qui indique à quel point la population (De la base aux élites ) est remontée contre les Allemands.

Toutefois, la principale base alimentaire de l’époque est le pain. On en mange partout, tout le temps, à chaque repas et quel que soit son statut social.

On en donne aux bébés pour qu’ils se fassent les dents. On en donne aussi aux vieillards… parce qu’ils en manquent ! Pour tous, le pain est souvent accompagné de fromage, de pomme de terre ou trempé dans le vin.

Le vin est l’autre aliment incontournable. A notre époque, une telle consommation d’alcool est tout simplement aberrante. Par bien des cotés la population européenne du XIXe siècle semble être une population d’alcoolique ! Mais, si il y a de nombreux excès (qui vont avec de nombreux problèmes publiques et une mortalité impressionnante ), il ne faut pas oublier que l’eau est la source connue de nombreuses épidémies depuis le Moyen Âge. Des villes ont été ravagées par le Choléra à cause de l’eau ! On ne comprend que petit à petit que la cause n’est pas l’eau en elle même, mais les micro organisme qui y vivent. Plus que le vaccin sur la rage, c’est le plus grand apport de Pasteur. De même on comprend qu’à cette époque toute l’importance d’avoir une eau propre. Si certaines élites sont convaincues, il est difficile de changer des siècles de traditions. La consommation reste importante, trop pour le bien de toute la population.

L’importance du vin est telle qu’il arrive que les ouvriers soient en partie payée en alcool. De même, les patrons d’usines donnent du Rhum ou du Sirot de Calabre (titrant trop de degrés pour rester longtemps sobre) pour aider leurs ouvriers surtout dans les fonderies où les conditions de travail sont pénibles.

Il faut noter une particularité du Nord. Du fait du manque de production de vin après la maladie qui va décimer les vignes, le prix du vin explose. Pour le remplacer, la production de bière est encouragée. En 1909, la moitié des 3000 brasseries françaises se trouvent dans le département du nord ! Dans le nord de la France, le vin devient alors concurrencé par la Bière. Mais à l’époque, la Bière est la boisson hygiénique par nature ! De quoi faire cauchemarder un diététicien moderne !


 


 

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